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intervention

Culture des institutions, cultures des familles : alliance ou malentendu ?

un texte de Bernard Bier

lundi 17 mars 2008, par Webmestre

Lors de journées "De la disqualification à la reconnaissance" organisées par le Derpad : , Bernard Bier [1] est intervenu sur le thème : « Culture des institutions, cultures des familles : alliance ou malentendu ? »

Extraits :

« Dans le cadre de ces journées, il paraît indispensable d’identifier au préalable certains implicites de nos discours :

Le premier porte sur l’objet de ces rencontres : les médias, les politiques, mais aussi les professionnels, utilisent fréquemment le mot "immigré" de manière indifférenciée. Mais de qui parle-t-on ? des "étrangers" ? des "migrants" ? des "enfants de migrants" ? Jusqu’à quand certains resteront-ils "enfants de migrants" ? Rappelons que, est immigré celui qui, né ailleurs, s’installe pour un temps dans un pays, dont il peut ou non acquérir la nationalité. Et qu’il importe de le distinguer du primo-arrivant avec ses problématiques propres.

Le second implicite est lié à l’usage différencié des termes de « parents » ou de "familles". Dans quelles situations et à propos de qui utilise-t-on l’un ou l’autre de ces vocables ? Quelles représentations recouvrent ces errements terminologiques ?

Enfin, le troisième implicite est relatif à notre rapport à "la migration" : est-elle un phénomène à situer dans l’extériorité ? Ou parler de la migration ne revient-il pas in fine à parler aussi de nous-mêmes, de notre rapport à nous-mêmes ?

Ces préalables étant posés, et à la lumière des questions qui sont déjà ainsi suggérées, nous nous interrogerons d’abord sur la notion et les figures de la disqualification ; nous reviendrons ensuite sur la question de la culture, d’un point de vue sociologique, et plus particulièrement sur le discours récurrent relatif aux populations, aux jeunes qui seraient "entre deux cultures" discours qui semble faire lieu commun et pose néanmoins problème, tant dans ses fondements que dans ce qu’il implique en terme d’intervention publique.

Enfin, nous évoquerons ce que pourrait être alors une approche en termes de reconnaissance, ou mieux de "politique de reconnaissance". »

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[1] chargé d’études, bier@injep.fr, Unité de la Recherche, des Etudes et de la Formation (UREF), Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire (INJEP)