Mis en ligne le vendredi 20 juin 2008.
Un article de Jacques Ion [1] paru dans l’ouvrage "un engagement à l’épreuve de la théorie : itinéraires et travaux de Geneviève Poujol" dans la collection Injep "débats jeunesses".
« Je voudrais dans ce qui suit défendre le propos suivant : si
l’éducation populaire est en crise, c’est parce que, dans un
contexte d’individuation, se transforment les modalités
d’émancipation civique sur lesquelles elle s’est appuyée historiquement,
modalités fondées sur ce que j’appelle l’idéal éducatif.
En guise d’introduction, je commencerai par réfuter deux
arguments souvent répétés pour expliquer la crise de
l’éducation populaire, ce qui me permettra de préciser ce que
j’entends par individuation.
Contrairement à ce qui est souvent avancé, nous ne vivons
pas la montée des individualismes.
(...)
Nous ne vivons pas la fin des idéologies.
(...) »
Télécharger l’article [2] de Jacques Ion

- Peut-on encore parler d’éducation populaire ? Idéal éducatif, engagements publics et socialisation politique
Article paru dans la collection débats jeunesses
"un engagement à l’épreuve de la théorie : itinéraires et travaux de Geneviève Poujol", sous la direction de Francis Lebon, Pierre Moulinier, Jean-Claude Richez et Françoise Tétard
250 pages - 23 euros
[1] Né en 1942 en Savoie, moniteur de gym, sociologue dans
un bureau d’études puis chercheur au CNRS, Jacques Ion
est actuellement directeur de recherche au MODYS (universités
de Lyon et Saint-Étienne). Il a côtoyé Geneviève
Poujol au cours des années 1970 et 1980, lors de
l’aventure des Cahiers de l’animation et de la création de
la Société française des chercheurs sur les associations.
[2] Le texte qui suit ne prétend pas à l’originalité. Il s’appuie sur des analyses déjà
publiées et développées notamment dans La fin des militants ?, L’Atelier, Paris,
1997 ; L’engagement au pluriel, Presses universitaires de Saint-Étienne, SaintÉtienne,
2001 ou encore Militer aujourd’hui,Autrement/Presses de Sciences-Po,
Paris, 2005, et reprend quelques propos d’une conférence tenue lors du colloque
Les horizons de l’animation à l’université Lyon-I, les 18 et 19 novembre 2004.