Mis en ligne le samedi 10 janvier 2009.
Lors des journées "Neujpro 2008" à Vichy [1], la sociologue Cécile Ensellem est intervenue sur le thème « Nouvelles filiations, nouvelles parentalités » ...
extraits :
« Je suis sociologue et je travaille à la Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs.
J’ai fait une thèse sur l’accouchement sous X, les débats sociaux et politiques sur l’accouchement
sous X et mes recherches après la thèse, qu’on appelle post-doctorale, portaient sur l’assistance
médicale à la procréation avec donneur de gamètes.

- Cécile Ensellem
La Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs est un réseau d’associations qui
accompagnent les parents, les professionnels, les éducateurs et, comme son nom ne l’indique pas,
les jeunes aussi, en direct. Je pense que vous connaissez Fil Santé Jeunes qui est une ligne
téléphonique destinée aux jeunes. Elle est gérée par l’école des parents et des éducateurs d’Ile-de-
France.
Quand on m’a proposé de faire cette intervention sur les nouvelles filiations, les nouvelles
parentalités, cela m’a beaucoup interpellé, dans la mesure où j’ai essayé de voir un peu les attentes
qui étaient celles des organisateurs de Neuj’Pro, surtout que je savais que j’allais intervenir auprès de
professionnels de la jeunesse qui n’accompagnent pas les familles, mais qui, en même temps, se
questionnent sur la place des familles par rapport aux jeunes d’aujourd’hui.
Je me suis dit que quand on parle de nouvelles filiations et de nouvelles parentalités, on a des images
en tête. On pense aux nouvelles filiations avec les familles recomposées, les familles adoptives, les
familles homoparentales. C’est ce qui nous vient en premier. D’ailleurs, depuis que je suis là, j’ai
discuté avec bon nombre de personnes et j’ai réalisé que c’était ce que l’on s’attendait à entendre
aujourd’hui.
Vous allez, si vous êtes là pour ce type d’intervention, bien sûr en entendre parler, mais je me suis
interrogée aussi sur cette question de nouveauté. Et je me suis dit que ce qui était aussi intéressant
pour vous, pour en discuter et en débattre, c’était de bien comprendre que la famille, aujourd’hui, était
dans un mouvement. Toutes les familles vivent un mouvement et le même mouvement finalement. Il y
a des parents qui sont amenés à vivre de nouvelles façons d’être parents aujourd’hui. Par exemple, si
on est un parent immigré, on vit une nouvelle façon d’être parent par rapport à ce que l’on connaissait
antérieurement. Et quand on se retrouve au chômage brutalement, que l’on soit cadre ou ouvrier, c’est
un couperet qui fait que l’on n’est pas le même parent qu’avant. Je me suis donc aussi intéressée à
cette question de nouveauté.
Dans un premier temps, je vais vous parler des grandes tendances de la famille aujourd’hui pour
essayer de comprendre un peu à quoi renvoient toutes ces nouvelles filiations, toutes ces nouvelles
parentalités. Je me centrerai, ensuite, plus sur les nouvelles configurations, les configurations inédites
de parenté et de parentalité.
»
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- Cécile Ensellem
- Nouvelles filiations, nouvelles parentalités