Mis en ligne le samedi 16 mai 2009.
Une majorité de Français a une image négative de sa jeunesse, selon le sondage exclusif réalisé pour l’Afev [1]
par le cabinet Audirep (panel représentatif de 1000 personnes).
51% des personnes interrogées ont une image « plutôt négative » ou « très négative » des jeunes ; 70% les trouvent « individualistes ». Plus qu’une simple défiance, c’est un fossé qui sépare toute une partie des Français de leurs propres enfants, petits-enfants ou voisins.
Pour l’Afev, qui mobilise chaque année 7500 étudiants bénévoles dans les quartiers populaires, les chiffres de ce sondage révèlent un profond décalage entre le regard de notre société et la réalité de l’engagement de la jeunesse. Un tel décalage met en question les représentations portées par certains acteurs politiques et médiatiques, ainsi que l’insuffisance des politiques jeunesse menées jusque là.
Pour l’Afev, La question de l’engagement solidaire des jeunes n’a jamais occupé une place importante dans le débat public français,
contrairement à ce qui se passe dans de nombreux pays. Quand en Italie les pouvoirs publics favorisent l’engagement de 75 000 jeunes chaque année dans les dispositifs de volontariat, quand aux Etats-Unis Barack Obama fait du service civique l’une des priorités de sa présidence, il a fallu dans notre pays attendre la récente nomination d’un Haut commissaire
à la Jeunesse pour que l’enjeu de la promotion de l’engagement des jeunes revienne dans l’agenda politique.
A l’opposé de la vision d’une jeunesse repliée sur elle même, l’Afev rend publiques les premières conclusions de son Observatoire des nouvelles solidarités locales, basées sur des projets menés par des jeunes (15-35 ans) dans une dizaine de villes
en France. Cette enquête cherche à mieux comprendre les mécanismes qui mènent les jeunes à s’engager aujourd’hui, leurs motivations, les freins et les soutiens qu’ils rencontrent, les enseignements qu’ils en tirent.
Ces conclusions constituent selon l’Afev une contribution dans la redéfinition
actuelle des politiques jeunesse. Elles posent la jeunesse comme une ressource pour notre société, plutôt que comme un problème à résoudre.

- Afev
- Sondage exclusif :
le regard des Français sur les jeunes
et premières conclusions
de l’Observatoire des nouvelles solidarités locales :
Source : communiqué de l’Afev