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Jeunesse en banlieue

Une formation organisée du mardi 20 au vendredi 23 novembre 2007
Mis en ligne le vendredi 12 octobre 2007.

3 jours

Du mardi 20 novembre 2007 à 14 h au vendredi 23 novembre 2007 à 12 h

Objectifs

La banlieue et sa jeunesse font la une des médias et mobilisent l’action des acteurs des politiques publiques. Comment cet objet « jeunesse de banlieue » s’est-il construit au fil de l’Histoire et au travers des sciences sociales ? Comment depuis quelques décennies les différentes politiques publiques (ville, jeunesse) s’en sont-elles saisies et comment cette action (évolutive) permet-elle de mieux comprendre les modifications de l’action publique ?

Contenu

Ce stage sera, entre autres, l’occasion d’analyser les différentes grilles de lecture auxquelles les événements de novembre 2006 ont été soumis. Enfin, il permettra un temps de réflexion sur des démarches d’action possible, par exemple dans l’optique de la participation et des méthodologies afférentes, et sur les professionnalités à (re)construire dans la situation.

Informations, inscriptions :

http://www.injep.fr/Jeunesse-en-banlieue.html

A lire au sujet de cette formation :

- Les jeunes et les violences urbaines (un texte de Joëlle Bordet)

http://www.enm.justice.fr/centre_de_ressources/dossiers_reflexions/nouveaux_aspects/delinquance.htm

- Le discours sécuritaire traduit l’incapacité à penser l’évolution du monde

http://www.place-publique.fr/mag/mag20/election/election8.php3

Les jeunes « de la cité » : comment forment-ils un groupe ? Une analyse comparative entre trois terrains Thomas Sauvadet

http://socio-logos.revues.org/document55.html

Résumé

Cet article essaie de participer à la construction d’une méthodologie qui faciliterait les recherches sur les jeunes « de cité ». Dans un premier temps, il délimite la population concernée (il ne s’agit que d’une fraction de la jeunesse qui habite en cité) et cherche à montrer sa cohésion (luttes collectives contre le stigmate, entraides fraternelles diverses, interdépendances micro-sociétaires liées à la division du travail mise en place par l’économie illicite de la drogue…) comme ses divisions (rivalités délinquantes, rejet du groupe en lien avec le rejet de la catégorie stigmatique, individualisme…). Cette démarche permet de mettre en lumière l’ambivalence fondamentale des jeunes concernés vis-à-vis de leur cité, tantôt présentée et vécue comme un espace « communautaire » de protection et de solidarité face à un environnement extérieur jugé oppressif, tantôt présentée et vécue comme une micro-société brutale et « sauvage » dont il faut se détacher au plus vite. Dans un deuxième temps, cette communication montre des modes d’association et de dissociation différenciés en fonction des terrains d’enquête. Il s’agit d’analyser une partie des forces centripètes et centrifuges qui déterminent l’univers social appréhendé, tout en cernant leur niveau de pertinance sur les trois sites de référence de l’étude


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