Mis en ligne le mercredi 6 février 2008.
Extraits d’une d’une synthèse réalisée par le centre de Ressources Prospectives du Grand Lyon.
« Une partie encore significative des acteurs de l’enseignement évoque souvent, lorsqu’il s’agit des
familles populaires, leur désintérêt pour l’école. Le fait de ne pas voir les parents s’enquérir
auprès d’eux de la scolarité de leur enfant, de penser que les parents n’exercent pas d’autorité
sur leur enfant, etc. est interprété comme une indifférence à la réussite scolaire. Or, la plupart
des études sociologiques montrent qu’au contraire, les attentes des parents à l’égard de l’école
sont fortes.
(...)
Si les parents des familles populaires s’intéressent à l’école et souhaitent que leurs enfants
réussissent, cela ne signifie pas pour autant qu’ils mettent en oeuvre des actions en concordance
avec les souhaits des enseignants. Souvent, les parents agissent et tentent de soutenir leurs
enfants dans leur scolarité avec les moyens qui sont les leurs, mais ne le font pas toujours d’une
manière adaptée aux exigences scolaires. Il y a donc mésentente, incompréhension entre ce
qu’il faut faire et comment il faut le faire, et l’efficacité de l’aide parentale est ainsi parfois limitée.
(...)
Afin de rapprocher l’école et les familles populaires, il est important de favoriser les échanges de
savoirs entre la sphère domestique et la sphère scolaire.
(...)
Puisque la cohérence éducative entre les parents, l’école, les autres acteurs du champ éducatif
favorise le bien-être de l’enfant à l’école et participe à améliorer sa trajectoire scolaire, il est
important de travailler au niveau local à la construction d’une communauté éducative.
(...)
Le niveau local est le niveau le plus pertinent pour
prendre en compte les parents dans leurs relations avec l’école et pour renforcer les liens école-familles-
acteurs éducatifs.
»
Télécharger la synthèse (17 pages) :

- Les relations entre l’école et les familles populaires :
état des lieux, analyses et pistes d’action