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Enquêtes sur les violences urbaines

Comprendre les émeutes de novembre 2005

Les exemples de Saint-Denis et d’Aulnay-sous-Bois
Mis en ligne le mardi 20 mars 2007.

Pourquoi certaines communes ont connu des épisodes de grande violence, là où d’autres, situées à proximité et se trouvant a priori dans une situation sociale et économique comparables, restaient au contraire largement épargnées ?

Deux sites ont été retenus, tous deux situés en Seine-Saint-Denis, la commune d’Aulnay-sous-Bois, qui a connu un épisode de violence d’une particulière intensité au tout début du mois de novembre 2005, et la commune voisine de Saint-Denis, moins touchée.

L’exemple d’Aulnay-sous-Bois (Vincenzo CICCHELLI (Cerlis, Paris 5/CNRS), Olivier GALLAND (Gemas, CNRS), Jacques de MAILLARD (université de Rouen/PACTE), Séverine MISSET (Cerlis, Paris 5/CNRS).

Extraits de l’introduction :

« À Aulnay, les émeutes ont été précoces, violentes et se sont éteintes rapidement. Elles ont commencé relativement tôt, puisque dès le week-end qui suit le déclenchement des violences à Clichy, une certaine effervescence apparaît dans certains quartiers d’Aulnay. Surtout, les jours qui suivent ont été marqués par une croissance rapide des actes de dégradation et d’affrontements avec la police.

C’est entre le 1er et le 4 novembre qu’ont eu lieu les principales violences à Aulnay. Les émeutes y ont été brutales, dans la mesure où des dégradations importantes ont été commises.

Symboliquement, la flambée du concessionnaire Renault dans la nuit du 2 au 3 novembre a attiré les médias internationaux sur Aulnay, la destruction complète d’un magasin de moquette ou encore d’un foyer de personnes âgées ont été des actes très largement répercutés par la presse.

En outre, les émeutes à Aulnay ont été caractérisées pendant deux nuits par des affrontements directs et violents entre les jeunes et la police. Enfin, dernière caractéristique, ces émeutes se sont éteintes rapidement. Elles commencent à décliner le 4 novembre et se termineront quelques jours après. Quand les émeutes se propageront en province, Aulnay sera redevenue une ville calme.

Les auteurs de l’étude ont essayé de comprendre ces différentes dynamiques, en partant de questions simples :
- pourquoi les émeutes ont-elles émergé ?
- Comment se sont-elles développées ?
- Comment et pourquoi se sont-elles arrêtées ?

Y répondre demande d’interroger les différents acteurs jeunes, adultes, professionnels, politiques sur leurs perceptions des émeutes et sur la façon dont ils y ont été impliqués, à des titres divers.

Cela suppose à la fois de comprendre les processus de mobilisation des émeutiers (les motifs d’implication, les dynamiques d’interaction) mais également les logiques de gestion professionnelle et institutionnelle des émeutes (les modes d’action des différents acteurs impliqués) et les modes de mobilisation sociale (dynamiques associatives, rôle des familles). »

Télécharger le rapport : Enquêtes sur les violences urbaines : Comprendre les émeutes de novembre 2005 - Les exemples de Saint-Denis et d’Aulnay-sous-bois, sur le site du Centre d’analyse stratégique- (138 pages)

A noter aussi :

Une journée organisée pour le CERLIS et le CESAMES par Vincenzo Cicchelli et Michel Kokoreff :

Comprendre les émeutes de novembre 2005 - à Paris le 27 mars 2007

Faculté des Sciences humaines et sociales de la Sorbonne, Paris 5 René Descartes

Mardi 27 mars 2007, 10-17h Amphithéâtre Durkheim La Sorbonne 12 rue Cujas, 75005, M° Cluny-La Sorbonne


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