Injep
 
 
 
Politiques d’éducation et de jeunesse

Accueil et information des jeunes

Participation, engagement, initiatives des jeunes

Lettres d’information du site Ressources jeunesse

Archives
Contact

 


Dans la même rubrique :

Le militantisme associatif : substitut complément ou alternative au militantisme politique
« Jeunesse du monde » (1946)
La JOC consulte 31000 jeunes et propose 200 tables rondes
Des lieux pour l’éducation populaire

Dans la (les) même(s) thématique(s) :

> témoignages
La signalétique du PIJ réalisée par des jeunes pour des jeunes
le rôle essentiel de la « vie scolaire » et du Conseiller principal d’éducation
A Niamey, des pairs-éducateurs informent les jeunes sur la santé sexuelle
Témoignages : les jeunes, citoyens de leurs régions

> cahiers de l’action injep
Quelques préalables sur la participation des jeunes
Le rapport des jeunes à l’engagement
Nous sommes des passeurs
Histoire d’une écriture à plusieurs mains

> départemental
Un contrat de réussite éducative expérimenté par le conseil général avec les collèges
Jeunes en Charente Martime : quelles demandes, quelles pratiques en matière d’information ?
Premiers pas du Conseil général des collégiens
Calvados : Quelles politiques territoriales enfance jeunesse ?

> association
jeunes acteurs, sujets ou producteurs
Les jeunes, acteurs dans la cité
Panorama de la vie associative en Eure-et-Loir
La famille et l’école, de nouvelles alliances éducatives

> ile-de-france, centre
Le réseau Information jeunesse fête ses dix ans de coordination
La signalétique du point information jeunesse réalisée par des jeunes
Journée environnement dans le réseau information jeunesse
Ecole et familles : l’apport du tissu associatif

> jeunes mineurs
Un mineur peut créer une entreprise !
Des CIO spécialisés accompagnent les jeunes en prise avec la justice
Junior association : prochaines réunions d’habilitation
La justice et ses métiers


Juniors associations

Avoir moins de 18 ans et créer une association

Mis en ligne le vendredi 13 mai 2005.

Comment informez-vous les jeunes de l’existence des juniors associations ?

Les jeunes apprennent l’existence des juniors associations sur Internet, par nos tracts, nos affiches, le livret « Envie d’agir ? », ou par les animateurs des maisons de quartiers et des centres sociaux. Le bouche à oreille entre jeunes compte également beaucoup. Mais l’information n’est pas encore assez relayée.

Par exemple, lors de la formation-action réalisée en octobre 2003, je me suis aperçue que le Réseau information jeunesse (BIJ, PIJ, CIJ) nous connaissait peu. Avec le BIJ du Val-d’Oise, nous avons donc organisé le 12 décembre une journée sur les juniors associations pour les informateurs jeunesse du département. Nous voudrions également informer les jeunes dans leurs établissements scolaires. Dans ce but, nous rentrons petit à petit en contact avec l’Éducation nationale par le biais de la formation des délégués de classe. Mais les professeurs sont méfiants vis-à-vis des activités extrascolaires qui sont suspectées de nuire au travail des élèves.

Quel accompagnement proposez-vous aux membres des juniors associations ?

Après un premier entretien téléphonique, nous prenons rendez-vous avec les jeunes dans nos locaux pour leur expliquer comment remplir leur dossier d’habilitation. Une fois la structure créée, nous leur offrons la possibilité de suivre des formations : gestion de compte bancaire, comptabilité, fonctionnement démocratique d’une association, montage de projet ou dossier de demande de subvention. Nous leur proposons également un accompagnement personnalisé. Les jeunes seraient complètement perdus dans le cadre d’une loi 1901. Comme ils ne peuvent pas nous contacter aux heures d’ouverture de nos locaux parce qu’ils sont en classe, nous devons nous adapter à leurs disponibilités. Par exemple, je leur permets de m’appeler sur mon portable. Cependant, nous ne devons jamais agir à leur place : ils doivent rester maîtres de leur projet. C’est par leur expérience pratique qu’ils apprennent les démarches administratives. Je pense que nous avons réussi notre travail quand les jeunes deviennent autonomes. En milieu rural, où les juniors associations sont peu cadrées faute de professionnels sur place, j’ai noté qu’elles sont souvent plus actives que dans les villes.

Y a-t-il de nombreuses juniors associations en milieu rural ? En effet, les juniors associations se créent beaucoup plus à la campagne qu’en ville. Comme les dispositifs tels que les services jeunesse, les maisons de quartier... y sont moins nombreux, voire inexistants, les jeunes se mobilisent pour créer des activités pour la jeunesse. Ils font preuve de beaucoup de détermination et n’hésitent pas à prendre seuls des initiatives. Ils n’ont pas le choix.

Propos recueillis par Marie-Pierre PERNETTE

article extrait de la publication "les cahiers de l’action" n°1 : "des ressources pour l’engagement et la participation des jeunes".


Partagez cet article :