Mis en ligne le jeudi 17 mai 2007.
Pratiques citoyennes des lycéens dans et hors de l’établissement
Une note d’information du mois de mai 2007 du ministère de l’Education nationale (DEPP) [1] :
Le comportement participatif : une notion large
« Le comportement participatif est une notion
large qui englobe aussi bien une participation
à des activités menées dans un cadre
collectivement organisé, pratiquées pour
son propre agrément ou sa formation
personnelle, qu’un engagement s’exprimant
à travers l’exercice d’activités de représentation
(tenue de mandats électifs), des
prises de responsabilité,ou des actions relevant
du bénévolat voire du volontariat, généralement
aussi bien dans l’établissement
scolaire qu’à l’extérieur de celui-ci. »
En résumé
À l’automne 2004, cinq lycéens
de terminale sur six se déclarent
concernés par au moins une
activité péri ou extrascolaire
de type associatif ou assimilé.
Ce sont les activités sportives
qui sont les plus prisées.
L’univers extrascolaire attire une
proportion plus grande de lycéens,
du fait de l’abondance et de la
diversité de son offre ; la prise de
responsabilité par les élèves y est
aussi plus répandue.
Bien qu’une
information soit dispensée sur les
diverses fonctions de délégués
proposées aux élèves dans de très
nombreux lycées, on n’évite pas
une certaine méconnaissance de
leurs instances représentatives.
En classe terminale, le poids des
contraintes scolaires freine la
participation des élèves à des
activités collectivement
organisées, quel qu’en soit le type.
Enfin, si l’éducation à la
citoyenneté déployée par
l’institution scolaire permet
de fournir un cadre de
connaissances, l’exemple
de l’engagement civique d’un
proche est plus propice au
développement du comportement
participatif des jeunes.
extraits
(...)
Quatre lycéens sur dix (43,6 %)
participent à la fois à des activités propres à
leur lycée et extérieures à celui-ci
« Si la plupart des lycéens (83,7 %) déclarent
avoir participé à au moins une activité
en 2003-2004, les comportements adoptés
dans les deux univers, scolaire et extrascolaire,
en matière de participation dans
des associations, clubs ou organisations
diverses font ressortir un groupe dominant : quatre lycéens sur dix (43,6 %)
participent à la fois à des activités propres à
leur lycée et extérieures à celui-ci. Un lycéen
sur trois (35,2%) ne participe à des activités
qu’à l’extérieur de l’établissement, tandis
qu’une petite minorité (4,9 %) n’est active
qu’à l’intérieur de celui-ci (en partie des
élèves internes). »
(...)
Aide humanitaire, défense des droits de l’homme mais
aussi de l’environnement
« Dans la perspective de défendre leurs
idées, beaucoup de lycéens (plus des trois
quarts) expriment un sentiment de proximité
vis-à-vis de certaines organisations, relevant
principalement de l’aide humanitaire ou de la défense des droits de l’homme,mais
aussi de l’environnement. Il est intéressant
de remarquer que les taux d’adhésion à
de telles organisations (syndicats et partis
politiques compris, donc non propres aux
jeunes gens) s’établissent aux alentours
de 2 % à 3 %. À l’automne 2004, très peu
d’élèves de terminale siègent dans un conseil
local de la jeunesse (2,3 %), même si trois
sur dix prétendentenconnaître l’existence. »
(...)
Les CPE favorables au principe
de valorisation d’un engagement civique
sur le lieu d’études.
« L’institution scolaire peut chercher à valoriser
l’engagement civique qui se manifeste
chez un élève au lycée, en fin d’année,
sous la forme d’une mention sur le bulletin
scolaire ou d’une attestation. Une telle
possibilité rencontre les faveurs d’une
moitié de lycéens, parmi lesquels ceux
qui ont déjà été délégués des élèves
sont surreprésentés.
Les formes les plus
porteuses à leurs yeux sont les participations
à projet dans l’établissement
scolaire et les tutorats d’élèves en difficulté
; il s’agit donc plutôt de rôles novateurs
ne s’exerçant pas nécessairement
dans le cadre des instances représentatives
du lycée.
Du côté des professionnels
de l’établissement, ce sont les CPE qui
se montrent les plus favorables au principe
de valorisation d’un engagement civique
sur le lieu d’études.
»
Méthodologie :
L’enquête a concerné, à l’automne 2004, 2 935 lycéens des classes terminales
dans les voies générale, technologique et professionnelle, scolarisés
dans 421 lycées et échantillonnés au prorata du poids de chaque voie
dans la population nationale des élèves des classes terminales préparant
au baccalauréat ...
Télécharger la note d’information de la DEPP sur le site education.gouv :